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Le magasinage en ligne et la consultation des médias sociaux avant l’achat en forte hausse au Québec

Le magasinage en ligne et la consultation des médias sociaux avant l’achat en forte hausse au Québec

La plus récente enquête du CEFRIO publiée hier sur les tendances en matière de commerce électronique au Québec ne laisse plus de doute : le magasinage en ligne et la consultation des médias sociaux avant l’achat sont désormais ancrés dans les habitudes de consommation des Québécois.

Le commerce électronique en pleine expansion

En 2015, le CEFRIO évalue que les Québécois ont dépensé 8 milliards de dollars pour effectuer des achats en ligne. C’est en moyenne 1000 dollars par personne, incluant tout le monde, bébés aussi. C’est ÉNORME!

C’est d’ailleurs une progression de près de 22% par rapport à 2014. Un peu plus de 58% des adultes ont d’ailleurs effectué au moins un achat en ligne en 2015.

Notons aussi que les adultes se sont servis dans près de 30% des cas d’un appareil mobile pour faire leurs achats.

Avoir une boutique en ligne qui offre une navigation conviviale adaptée aux appareils mobiles devient donc un incontournable pour toute entreprise qui offre un produit se prêtant à cette forme de vente.

Les médias sociaux pour s’informer avant d’acheter

L’enquête souligne également que 3 adultes québécois sur 4 s’informent maintenant en ligne avant de procéder à un achat.

La consultation des réseaux sociaux pour obtenir l’avis des autres consommateurs a augmenté de 13% en un an seulement, avec maintenant tout près de 30% des adultes qui s’en servent pour sonder leurs connaissances sur leur expérience d’un produit avant de se commettre eux-mêmes.

Qu’est-ce que ça veut dire concrètement? Eh bien, qu’on y parle certainement de vous et que vous avez tout intérêt à savoir ce qu’on y dit et à pouvoir intervenir dans le processus!

Si par exemple vous avez un compte Facebook, quelqu’un qui voudra recommander votre produit pourra facilement vous taguer dans son commentaire, c’est-à-dire vous identifier avec le nom de votre page pour faciliter le repérage. Les utilisateurs n’auront ensuite qu’à cliquer pour se retrouver sur votre page, potentiellement s’y abonner et donc devenir des clients potentiels qui entendront dorénavant parler de votre marque (par vous directement en plus) de façon régulière, s’ils ne procèdent pas sur-le-champ à leur achat!

Bien sûr, on devra parfois gérer des commentaires négatifs également, mais une approche honnête et un bon service à la clientèle en ligne sont toujours bien perçus, et mieux vaut y être pour rétablir les faits au besoin que de laisser les autres nous catégoriser sans pouvoir intervenir.

Bonne conversation!

Tirer profit de tous les apprentissages, en entrepreneuriat comme dans la vie

Tirer profit de tous les apprentissages, en entrepreneuriat comme dans la vie

Du 9 au 12 mars derniers, j’ai eu la chance de participer au Global Leadership Program organisé par Give1 Project à Paris. L’événement réunissait des entrepreneurs et citoyens engagés provenant de plus de 30 pays différents, et visait à renforcer notre réseau international pour mieux faire avancer nos projets respectifs. Retour sur une aventure mémorable… malgré tout.

Pourquoi ce «malgré tout»? Principalement parce que ce rendez-vous ne s’est pas montré à la hauteur des attentes que nous y avions placées. Que ce soit au point de vue de l’organisation, du contenu ou du format des rencontres, il y avait décidément matière à amélioration. Mais, au final, je dois dire que j’en reviens tout de même grandie et mieux outillée pour poursuivre ma vie d’entrepreneure. Parce qu’en affaires comme dans toute autre sphère de notre quotidien, les apprentissages ne viennent pas toujours par là où on les attendait!

La délégation québécoise

Le Québec avait décidément une délégation formidable formée de 18 jeunes dynamiques aux projets et horizons très variés, qui ont suscité de riches échanges. À cet effet, le travail de sélection réalisé par LOJIQ parmi les très nombreuses applications reçues a été impeccable. Nous avons tissé au cours de ces journées des liens forts qui, j’en suis certaine, pourront non seulement déboucher sur des possibilités professionnelles futures, mais également sur des amitiés durables et sur un réseau de soutien et de collaboration de grande valeur.

Délégation québécoise au Give1 Project à Paris

Crédit photo: Ezra Bridgman

La rencontre des cultures

Côtoyer des cultures différentes est source d’apprentissages infinis. C’est en soi chaque fois une expérience enrichissante à tous les points de vue. Il a beaucoup été question dans le cadre de ce programme de l’Afrique et de son essor. Bon nombre des participants étaient d’ailleurs issus de ce continent. Leur rencontre s’est révélée riche en enseignements, et j’en reviens avec une meilleure compréhension de leur réalité.

Bien qu’ayant voyagé dans plusieurs pays déjà et ayant côtoyé des personnes d’origines diverses dans le cadre de mes fonctions professionnelles, je me retrouvais pour la première fois dans un contexte de développement des affaires à l’étranger, sur un terrain où je ne maîtrisais pas les règles du jeu. Ce fut donc une expérience toute nouvelle qui m’a beaucoup appris.

Je dois dire que le caractère un peu rebelle des Québécois — qui n’hésitent pas à poser les questions qui s’imposent et à exiger des réponses — confronté à un certain système de hiérarchie, qui semble impliquer que chacun ait sa place et s’y tienne sans broncher jusqu’à ce qu’il gravisse certains échelons, a pu causer quelques étincelles par moments.

Il semblerait qu’il y ait décidément une façon américaine de concevoir les rapports sociaux, où chacun est libre de s’exprimer et considéré comme un égal d’entrée de jeu, et que le Québec y adhère particulièrement. Une distinction culturelle que j’apprécie d’autant plus maintenant que je réalise que nous sommes chanceux de pouvoir nous accomplir professionnellement tout en demeurant pleinement authentiques — et critiques!

Le pitch devant une salle comble… et mondiale

Encore une fois, je me suis souvent exprimée en public, que ce soit devant des gens d’affaires ou encore dans le cadre de formations que je donne. Mais je pense que c’était la première fois que je me retrouvais devant plus de 150 personnes — issues de plus 30 pays de surcroît — pour faire mon pitch!

Étonnamment, j’ai été d’un calme serein malgré la légère appréhension qui se fait toujours sentir avant une telle allocution. Je pourrai ainsi repenser à cette prestation chaque fois que j’aurai à me représenter devant un groupe, pour me calmer un peu en me rappelant que je suis totalement à la hauteur!

Annick Vigeant en pitch à l'ESG Paris

Crédit photo: Give1 Project

Je souhaite en profiter pour remercier sincèrement Les Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ) de leur appui et de leur encadrement dans le cadre de ce projet. Ils m’ont offert des services impeccables tout au long du processus.

Leur appui m’a été précieux, et il est essentiel au développement de la mobilité de la jeunesse québécoise. Je leur suis très reconnaissante de m’avoir permis de vivre cette aventure hors du commun accompagnée d’une si belle délégation. Longue vie à LOJIQ!

Être entrepreneur : les hauts… et les bas

Être entrepreneur : les hauts… et les bas

Comme vous le savez, je suis à Paris cette semaine pour participer au Global Leadership Program, un sommet sur le leadership et l’entrepreneuriat organisé par Give1Project, qui a pour objectif de générer des opportunités professionnelles pour des jeunes désireux de bâtir un réseau mondial.

Au terme d’une première soirée de présentations et de réseautage, je retiens deux citations qui m’ont particulièrement interpellées.

The best way to find a job is to create yours.

— Pierre Gattaz, président du Mouvement des entreprises de France (MEDEF)

En effet, dans un monde du travail de plus en plus concurrentiel où la précarité est devenue omniprésente, créer son propre emploi est devenu pour certains une nécessité. Les avantages sont nombreux: faire les choses à sa façon, avoir une grande flexibilité d’action et d’horaire, bâtir quelque chose pour soi, etc.

C’est d’ailleurs plutôt à la mode depuis quelques temps de devenir entrepreneur, et c’est une excellente chose. C’est merveilleux de voir autant de jeunes — et moins jeunes — faire le saut et remonter leurs manches pour réaliser leurs rêves. C’est devenu accessible et possible, alors que ça semblait plutôt nébuleux et réservé à un certain type de personnalité auparavant.

Cependant, ce n’est pas Paris tous les jours. En fait, être entrepreneur, c’est surtout beaucoup, beaucoup de travail, des revenus en montagnes russes, des contrats qui n’arrivent pas ou qui arrivent tous en même temps — un beau problème mais un casse-tête de gestion également —  des doutes, de l’angoisse, et j’en passe.

It’s a lonely path to be an entrepreneur… until you succeed.

— Karen Andre, White House Liaison US Department of Housing and Urban Development

Effectivement, on peut parfois se sentir bien seuls dans cette aventure, et c’est d’autant plus important de bien s’entourer. Avoir un mentor, des collègues entrepreneurs avec qui échanger, c’est essentiel pour s’en sortir sain d’esprit et persévérer jusqu’à la réussite! C’est aussi en échangeant avec eux qu’on se rend compte qu’on partage tous les mêmes défis en fin de compte.

Voyez, déjà, on se sent mieux. À bientôt!

Être entrepreneur, ou naviguer de surprise en surprise

Être entrepreneur, ou naviguer de surprise en surprise

Ça fait maintenant près de 2 ans que j’ai décidé de faire le grand saut et de travailler à mon compte. Et 1 an bientôt que j’ai poussé l’aventure un cran plus loin, avec le démarrage de La Petite Boîte bleue.

L’insouciance et l’espoir sans limite du départ ont bien sûr laissé place à la réalité, à un quotidien rempli de défis que je n’avais pas nécessairement envisagés, mais qui malgré toutes les difficultés rencontrées me donnent l’envie de continuer!

Un des grands avantages de la vie d’entrepreneur, c’est la surprise perpétuelle. Certains trouveront ce manque de routine franchement déséquilibrant et un brin mauvais pour leur cœur vu le niveau de risque qui y est associé. Mais de mon côté, moi qui ai toujours fui la routine comme la peste, ce mode de vie me convient parfaitement.

D’autant plus que parfois, ça signifie d’apprendre à deux semaines de préavis que… tu pars pour Paris! Eh oui, le vendredi 19 février dernier, je lisais — avec un rush d’adrénaline dont vous n’avez pas idée — ce courriel dans ma boîte de réception:

Courriel de candidature acceptée

Difficile de se concentrer sur ses mandats ensuite! Il a fallu deux jours avant qu’on me confirme de vive voix que j’avais bien lu ce que j’avais lu… et le soir même, mon billet était acheté, mes assurances aussi, mon studio était réservé… et, là, je pars pour Paris dans 4 jours!

Mais qu’est-ce que c’est que ce Global Leadership Program?

Il s’agit d’un sommet sur le leadership et entrepreneuriat qui a pour objectif de générer des opportunités professionnelles pour des jeunes désireux de bâtir un réseau mondial. J’aurai notamment l’occasion de rencontrer et d’échanger avec des personnalités du monde politique et économique, ainsi qu’avec des entrepreneurs des quatre coins de la planète.

Cette fabuleuse opportunité est rendu possible grâce au précieux soutien des Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ), dont le mandat est de favoriser le développement professionnel et personnel des jeunes adultes québécois en leur permettant de réaliser un projet à l’international. Leur rôle est par ailleurs essentiel pour favoriser la mobilité internationale de la jeunesse québécoise, et j’en profite pour saluer leur engagement en ce sens.

Cette expérience permettra donc notamment à La Petite Boîte bleue de tester ses ambitions internationales, qui malgré la jeunesse de l’entreprise, sont déjà bien présentes.

À la même heure la semaine prochaine, je serai en plein dedans. J’essaie de vous tenir au courant malgré le décalage!

Respecter la vie privée dans un monde de mégadonnées

Respecter la vie privée dans un monde de mégadonnées

On en parlait la semaine dernière: à l’ère du Big Data, jamais les entreprises n’ont eu accès à autant de données, ou du moins à autant de moyens techniques d’en amasser. Dans ce contexte d’accès à de l’information privilégiée sur la vie privée de nos clientèles cibles, il vaut la peine de se rappeler cette populaire maxime:

With great power comes great responsibility.

En clair, la disponibilité de ces données qui vous donnent des moyens sans précédent de mieux adapter votre offre à la demande ne vous dispense pas de votre responsabilité de protéger leur confidentialité.

Banques de données clients

Pensez à protéger vos banques de données clients afin de vous assurer que seules les personnes y ayant un intérêt pertinent et valide au sein de votre entreprise puissent y accéder.

Si vous n’avez pas de système de gestion mais un simple document sous forme de chiffrier, par exemple, protégez-le à tout le moins par un mot de passe complexe qui ne sera pas accessible à tous.

Et évitez les Google Docs! L’accès simultané par plusieurs utilisateurs peut paraître alléchant, mais non seulement cette façon de procéder multiplie les risques de fuite, il faut aussi considérer que toute information incluse dans un tel fichier est partagée automatiquement avec Google, qui peut bien en faire ce qu’il veut. Bref, aucune confidentialité digne de ce nom n’est possible ici.

Vous pouvez aussi envisager le chiffrement (ou cryptage) des données de vos clients pour vous assurer qu’elles ne tombent pas sous des yeux non avisés et non autorisés.

Anonymisation des données

Si vous devez partager des données avec des tiers ou les rendre publiques dans une perspective de données ouvertes (open data), pensez toujours à les anonymiser, c’est-à-dire à en modifier la structure de façon à ce qu’on ne puisse identifier les personnes qui y sont rattachées.

Cookies et reciblage

Le reciblage publicitaire (retargeting ou remarketing) est une méthode très alléchante d’éviter que les rebonds sur votre site Web ne se traduisent par un client perdu à jamais. Il s’agit de transmettre un cookie à un visiteur afin de pouvoir ensuite le suivre dans sa navigation internet et lui envoyer de la publicité sur vos produits ou services à la suite de sa visite sur votre site.

L’idée est bien sûr de tirer profit de leads intéressés par votre offre afin de leur rappeler qu’ils ont peut-être oublié de passer à l’action et au processus d’achat.

Si vous utilisez une telle technique, avisez vos visiteurs qu’un cookie leur sera envoyé, et donnez-leur le choix de refuser.

Pensez aussi à la perception de ces clientèles quant à votre marque. Bien que cette méthode puisse se révéler très efficace à court terme, on peut comprendre qu’un internaute se sente agressé, voire épié si après avoir visité votre site, vos publicités le suivent partout où il se rend, jusqu’à s’insérer dans son fil de nouvelles Facebook alors qu’il jase avec son meilleur ami et sa soeur. Intrusif, mettons.

La loi c’est la loi

Dans tous les cas, rappelez-vous que vous vous devez de respecter les lois et règlements qui s’appliquent en la matière, notamment la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé.

Bonne lecture! 🙂